Nabil Boukhoubza, connu sous le nom de scène Naps, a été condamné à sept ans de réclusion criminelle le 19 février, suite à des accusations de viol portées contre lui. Les faits se sont déroulés dans une chambre d'hôtel à Paris le 1er octobre 2021, où il aurait agressé une jeune femme pendant son sommeil. Immédiatement après le verdict, Naps a été placé sous écrou par les gendarmes, alors que son avocat a indiqué son intention de faire appel.
À l'annonce de la sentence, la plaignante âgée de 24 ans a montré une profonde réaction émotionnelle, s'effondrant dans la salle d'audience. Naps, comparant librement, est soudainement devenu l'accusé, en proie à une grande tension. Entouré de ses proches, il s'est dirigé vers le box des accusés, tout en réaffirmant qu'il n'avait aucune intention de commettre un viol.
Des déclarations circonstanciées
La présidente de la cour criminelle, Danièle Dionisi, a souligné l'absence de consentement clair de la victime et sa cohérence tout au long de la procédure. Elle a rappelé que la plaignante avait été réveillée par la douleur de l'agression.
Le procès, qui a été largement médiatisé, a révélé des détails complexes sur la soirée et l'état des personnes présentes. Selon l'avocate générale, Sarah Cadeillan, les témoignages indiquaient un "viol par surprise" et l'absence de remise en question de la part de l'accusé.
De son côté, Jean-Baptiste Boué-Diacquenod, l'avocat de la plaignante, a exprimé son soulagement face à cette décision, qui, selon lui, met en lumière la voix des victimes.
Naps a catégoriquement nié les accusations, mentionnant qu'il ne lui viendrait jamais à l'esprit de s'engager dans une telle action. Son avocate, Me Orane Quénot, a même remis en question la notion de viol, suggérant qu'une remise en question des événements était nécessaire dans certaines circonstances.
Les circonstances de l'incident ont été exacerbées par la consommation d'alcool et d'autres substances par les participants, soulevant ainsi des questions sur la mémoire et la fiabilité des récits.
Le rappeur, bien connu pour son succès avec le titre "La Kiffance", fait face à d'autres accusations pour des faits similaires. En juillet 2024, il a également été mis en examen dans la région du Var pour d'autres agressions sexuelles, qu'il conteste avec vigueur.
Source : AFP







