À l'approche du premier tour des élections municipales, la tension monte à Paris. Les deux principaux candidats, Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, sont confrontés à des contraintes stratégiques au sein même de leurs camps. Entre rivalités internes, enjeux judiciaires et pressions d'alliés peu fiables, la campagne s'apparente à un véritable règlement de comptes. Comme le souligne une citation populaire : "Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge…"
Avec seulement un mois avant le scrutin, les perspectives restent floues. Le sieur Grégoire, représentant du Parti socialiste, et Dati, actuelle ministre de la Culture, voient leur avenir politique influencé par des mouvements inattendus au sein de leurs propres cercles. Par exemple, la candidate insoumise Sophia Chikirou, proéminente parmi les critiques de Grégoire, a récemment déclaré dans Le Parisien : "Il ne faut pas qu’un socialiste soit maire de Paris." Ses affinités affichées avec Dati n'aident en rien la situation. D'un autre côté, le candidat Pierre-Yves Bournazel, soutenu par des figures politiques comme Édouard Philippe et Gabriel Attal, se positionne comme un rival acharné, échangeant des invectives avec Dati.
Ce climat politique tendu rend difficile l'éventualité d'un soutien mutuel entre ces candidats pour un second tour. Dati, en quête de soutien, presse Édouard Philippe, en avertissant que, si Bournazel s'accroche à sa candidature, cela pourrait avoir des répercussions graves sur Philippe en 2027. Pendant ce temps, Grégoire tente de rassembler la gauche et les écologistes, évitant toute alliance avec La France Insoumise (LFI), ce qui pourrait lui coûter cher. Son objectif est clair : garantir un vote utile pour neutraliser la droite et faire dégringoler Sophia Chikirou en deçà des 10% nécessaires pour qualification.
Des styles très différents
Cette élection se distingue également par deux approches diamétralement opposées de la politique. Dati mise sur son statut de ministre et sa notoriété, bien qu'elle soit menacée par les résultats d'une affaire judiciaire imminente. Elle fait face à une nouvelle candidate d'extrême droite, Sarah Knafo, qui commence à attirer des électeurs. Grégoire, quant à lui, adopte une posture plus sérieuse, exploitant son image d'intégrité, surtout face aux accusations de corruption pesant sur Dati, qui devra répondre devant la justice à propos de sommes controversées.
Les affaires continuent d’être un sujet récurrent et sensible dans la droite parisienne, renvoyant aux souvenirs tumultueux de l’ère Tiberi. Pour se préparer, Grégoire a fait appel à un soutien stratégique : l’ancien maire Bertrand Delanoë, qui renoue ainsi avec le terrain pour l'épauler dans cette bataille exaltante.







