À Lyon, un homme de 50 ans fait face à la justice de mercredi à vendredi devant la cour d'assises du Rhône, après avoir été accusé d'avoir tué son ex-compagne avec une extrême brutalité en mai 2022, devant trois de leurs enfants.
Cet acte, qualifié de féminicide, révèle une tragédie familiale où la victime, âgée de 33 ans, a été poignardée et égorgée dans le jardin de sa maison à Grézieu-la-Varenne par son ancien partenaire, père de cinq enfants, dont quatre avec elle. Il l'a agressée le soir du 8 mai 2022, sous les yeux terrifiés de ses filles et d'une amie de celles-ci.
Les forces de l'ordre, alertées par des voisins confrontés à des actes de violences conjugales, ont découvert le corps de la victime, criblé de 54 coups, certains infligés avec un marteau. Selon des documents rapportés par l'AFP, les blessures étaient à la fois profondes et multiples, ciblant notamment le cœur et la gorge.
Ce féminicide a eu lieu malgré des mécanismes de protection mis en place. La victime était équipée d'un téléphone "grave danger" et avait déposé de nombreuses plaintes pour violences. Son ex-partenaire, sous contrôle judiciaire depuis mars 2022, avait pourtant interdiction d’entrer en contact avec elle. Il avait déjà été condamné à plusieurs reprises pour des violences sur une autre ex-conjointe.
En avril 2022, le parquet de Lyon avait sollicité le juge des libertés pour placer l’accusé en détention provisoire, mais cette demande avait été refusée, entraînant un renforcement de ses obligations judiciaires. Ce drame met en lumière les lourdes lacunes de la protection des femmes victimes de violences. Comme le souligne Le Monde, les systèmes de protection en place méritent une réévaluation urgente.
Alors que le procès se déroule, les témoignages des proches de la victime rappellent à quel point les conséquences de tels actes de violence affectent non seulement la victime, mais aussi les enfants et l’entourage, plongeant des familles entières dans le chagrin et le désespoir.







