Le président Emmanuel Macron entame un renouvellement significatif au sein de plusieurs institutions majeures de l'État, à commencer par la nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Cette décision, effective à partir du 23 février, crée des remous politiques, certains proches du président la considérant comme un moyen de marquer son empreinte sur l'institution.
Suite à cette nomination, les critiques fusent de tous bords, du Rassemblement national à la France insoumise. Ces opposants soulignent le potentiel conflit d'intérêt pour Montchalin, qui devra évaluer un budget qu'elle a elle-même contribué à façonner. Cette nomination risque de n'être que la première d'une série, alors que d'autres postes clés se préparent à être pourvus dans les mois à venir.
En effet, fin mai, Macron se trouve devant un défi de taille : désigner le futur vice-président du Conseil d'État, un rôle critique dans le paysage juridique français. Didier-Roland Tabuteau, l’actuel titulaire, prendra sa retraite le 21 mai, laissant place à de potentielles candidatures. Parmi les noms cités, Marc Guillaume, le préfet d'Île-de-France, apparaît comme le favori pour ce poste emblématique. L’un de ses proches déclare : "C’est son rêve. Il possède le parcours nécessaire." Cependant, dans un contexte où tous les yeux seront rivés sur cette nomination, des surprises ne sont jamais à exclure, notamment avec l’émergence d'autres prétendants.
Ces nominations exacerbent les tensions politiques actuelles, les critiques à l'encontre de la centralité du pouvoir de Macron se multipliant. Selon une analyse de Le Monde, les décisions récentes de Macron illustrent non seulement une stratégie de consolidation du pouvoir, mais également une pression croissante sur le gouvernement pour maintenir une image de transparence et d’impartialité face aux accusations de favoritisme.







