Une ONG basée aux États-Unis a révélé le 26 janvier que près de 6.000 personnes ont perdu la vie durant le mouvement de contestation qui a secoué l'Iran ce mois-ci, une mobilisation rapidement étouffée dans le sang. Selon le rapport de Human Rights Activists News Agency (HRANA), 5.848 morts ont été confirmées, parmi lesquelles 5.520 étaient des manifestants, 77 des mineurs, 209 membres des forces de sécurité et 42 passerbys. L'ONG poursuit ses investigations sur 17.091 cas supplémentaires de décès possibles.
Des experts et des organisations de défense des droits humains estiment que ce bilan pourrait en réalité être beaucoup plus élevé, d'autant plus que la documentation des événements est rendue difficile par la coupure d'internet opérée le 8 janvier. Ce contexte complique la vérification des faits, d'autant plus que les autorités ont présenté un chiffre de 3.117 morts, dont deux tiers seraient considérés comme "martyrs" selon leur perspective.
Au moins 41.283 personnes arrêtées
Les manifestations, qui ont commencé fin décembre en réaction au marasme économique, ont révélé un défi inédit pour la République islamique. HRANA a également rapporté que plus de 41.283 arrestations ont été effectuées. Actuellement, l'Iran est toujours coupé d'internet, une stratégie désignée par Netblocks pour dissimuler l'ampleur de la répression.
Cependant, des chaînes d'opposition comme Iran International avancent un chiffre encore plus alarmant de 36.500 morts, se basant sur des sources internes et des rapports sécurisés. La situation demeure critique, et la communauté internationale scrute attentivement ces survies humaines dans un pays où l'appel à l'apaisement donne lieu à des répressions récurrentes.







