Le bilan du glissement de terrain survenu près de Bandung, sur l’île de Java, a tragiquement atteint 17 morts ce lundi 26 janvier. La situation reste préoccupante, car 73 personnes demeurent portées disparues.
À Pasirlangu, un village situé à 25 kilomètres au nord-ouest de Bandung, les familles attendent anxieusement des nouvelles de leurs proches. Ce sont plusieurs heures d’angoisse pour les proches des disparus, alors que Aep Saepudin, l'un des villageois, désespère d'obtenir des informations sur les 11 membres de sa famille, y compris sa sœur.
Deux mille militaires engagés
Le porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), Abdul Muhari, a confirmé l’augmentation du nombre de victimes. Plus de 650 personnes ont dû évacuer leurs habitations, avec 50 maisons lourdement endommagées. En réponse à cette crise, près de 2 000 membres des forces armées, policiers et bénévoles participent activement aux opérations de secours.
Sur place, le travail des secouristes est périlleux. Les conditions climatiques rendent les recherches délicates, et certains secouristes, comme Rifaldi Ashabi, expriment leurs craintes concernant de possibles nouvelles coulées de terrain.
Les glissements de terrain sont une triste réalité en Indonésie, surtout durant la saison des pluies, qui s’étend d’octobre à mars. En novembre dernier, des inondations à Sumatra ont causé la mort d’environ 1 200 personnes, obligeant des milliers d’habitants à fuir leurs foyers.
Les enjeux environnementaux
Les incidences des catastrophes naturelles sont souvent liées à la déforestation. Des experts et écologistes pointent du doigt cette problématique dans les provinces touchées. En réponse, le gouvernement indonésien a annoncé la suspension des permis pour 28 entreprises impliquées dans l’exploitation des ressources naturelles.
Le gouverneur de Java occidental, Dedi Mulyadi, a notamment mentionné que les vastes terres agricoles autour de Pasirlangu augmentaient la vulnérabilité des habitants face aux catastrophes. Il a également promis de reloger les populations touchées et d’initier un programme de reboisement dans la région.
La perte de plus de 240 000 hectares de forêts primaires en 2024, selon un rapport de The TreeMap, souligne l'urgence d'une action environnementale accrue. Ces forêts jouent un rôle crucial dans la régulation des eaux de pluie et la stabilisation des sols, devenant ainsi des alliées naturelles contre de telles tragédies.







