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Pierre Bretaudeau, 72 ans, comparaît ce lundi 26 janvier devant le procureur d’Angers. Son tort ? S’être enchaîné dans sa mairie pour exiger la suppression d’une lettre ajoutée par erreur à son patronyme sur ses nouveaux papiers d’identité.
Tout débute en février 2025, lors du renouvellement de ses documents. Ce retraité de Sèvremoine (Maine-et-Loire) constate qu'il est devenu, pour l'administration, Monsieur "Breteaudeau". Un "e" superflu s'est glissé dans son nom. Refusant cette identité altérée, il s'engage dans un combat acharné : "Je veux simplement des papiers à mon vrai nom", déclare-t-il dans Le Parisien.
Un coup d’éclat pour briser le silence
Après un an de silence administratif, Pierre Bretaudeau a choisi une méthode radicale le 15 janvier dernier : "Je me suis enchaîné à l’escalier qui mène au bureau du maire et j’ai dissimulé les clés du cadenas dans mes chaussettes", raconte-t-il.
Le maire, Didier Huchon, regrette cette "mise en scène", mais comprend la gravité de la situation pour Pierre, qui ne veut pas porter un nom différent de ceux de sa famille ou de son entreprise fondée en 1974. Le problème découle d'une ancienne erreur de transcription sur les actes de naissance de ses ancêtres, que l'informatique actuelle a réactivée.
Le dossier, maintenant entre les mains du procureur, repose sur des preuves solides : archives, arbres généalogiques et même sa carte Vitale, qui elle, affiche la bonne orthographe. Son avocat, Me Olivier Rolland, exprime la détresse de son client : "Il en a eu assez de la lenteur de la justice. Il veut que cela se règle rapidement."
L’enjeu de l'audience de ce lundi est d’obtenir une rectification officielle en vertu du Code civil. En attendant, Pierre vit une réalité surréaliste. "Cela fait presque un an que je suis sans papiers et sans nom. Est-ce normal ?", interroge-t-il, dépité.







