Article R. 434-14, Code de déontologie de la police nationale : « Le policier ou le gendarme est au service de la population. (…) Respectueux de la dignité des personnes, il veille à se comporter en toute circonstance d’une manière exemplaire. » Malheureusement, il semble que le ministre de l’Intérieur et ancien préfet de police de Paris, Laurent Nunez, ait omis cette obligation essentielle.
Sa récente interview dans Le Parisien a suscité l'étonnement, notamment au sujet d'une vidéo montrant un policier frappant un manifestant lors d'un rassemblement en soutien aux Kurdes de Syrie. Nunez a affirmé : « J’ai besoin de comprendre le contexte. » Cette déclaration soulève des inquiétudes quant à sa compréhension des enjeux éthiques qui régissent les forces de police.
En ce qui concerne la mort tragique d'El Hacen Diarra, un homme décédé dans un commissariat après avoir été frappé par un policier, l’avocat de la famille a déclaré : « Je ne demande pas la suspension des fonctionnaires tant qu’on n’a pas établi qu’ils sont fautifs. » Ce rappel de la présomption d’innocence est crucial, mais il apparaît également que la confiance du public dans la police pourrait être affectée par des incidents non pris en compte.
Des experts en droit et en affaires policières, tels que Georges Minsard, professeur en sciences sociales, soulignent qu’un manque de transparence ne fait qu’accroître la méfiance des citoyens envers les forces de l’ordre. Comme le mentionne Libération, la nécessité d’un débat ouvert sur la déontologie policière est plus que jamais pertinente.
Si Laurent Nunez envisage d’adopter une nouvelle approche face aux critiques croissantes, il pourrait être judicieux d’observer les pratiques à l’étranger. Les États-Unis, par exemple, proposent des formations rigoureuses sur la déontologie aux agents de police, ce qui peut être source d'inspiration pour la France.







