La France est en deuil après la perte tragique de deux de ses soldats au Liban. Jean-Marie Bockel, ayant lui-même subi la douleur de la perte d'un fils en 2019 lors d'une opération au Mali, était l'invité de Marc-Olivier Fogiel le 23 avril 2026.
La nation pleure ces héros. Récemment, après la disparition du sergent-chef Florian Montorio, un autre soldat, Anicet Girardin, caporal-chef du 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes, a perdu la vie suite à ses blessures après avoir été impliqué dans une embuscade le 18 avril 2026. Les deux militaires faisaient partie de la Finul, la force intérimaire des Nations unies en Liban.
Bockel, qui a vécu des moments cruels, raconte comment il a appris le décès de son fils. C'était un appel dévastateur en 2019, alors qu'il se dirigeait vers Paris. "Ce sont des souvenirs qui restent gravés à jamais", a-t-il partagé lors de son intervention, ajoutant qu'il continue à vivre avec cette douleur.
Un constat amer mais lucide
Le fils de Bockel, lieutenant lors de l'opération Barkhane, a perdu la vie dans un tragique accident d'hélicoptère. "Ces pertes font partie des risques de notre métier", a-t-il reconnu, soulignant le devoir des soldats en mission.
Sur le sujet de l'engagement français au Liban, l'ancien ministre souligne : "Le Liban et sa riche histoire sont ancrés dans notre histoire commune, et nous avons une responsabilité face aux enjeux sécuritaires de la région". Bockel défendait alors l'importance de la mission de la France au Liban, affirmant que ces soldats ont une mission essentielle à remplir avec la Finul. "Ils ne sont pas morts pour rien", a-t-il martelé, tout en notant le problème du statut de la force de l'ONU face à des menaces potentielles, comme celles posées par le Hezbollah.







