Ce jeudi, l'usine Stellantis de Poissy devient le théâtre d'un mouvement de grève convoqué par les employés, soucieux de l'avenir de leur site face aux dernières annonces de la direction. Jonathan dos Santos, délégué CGT, est déterminé à faire entendre la voix des travailleurs.
« Nous ne sommes qu'au début de notre lutte. Nous avons encore plusieurs mois pour influer sur la situation », a déclaré Jonathan dos Santos, invité ce matin sur les ondes d'ICI Île-de-France. Ce syndicaliste a apporté des chiffres et un message clair : les 1 000 postes promis par la direction ne sauraient compenser les inquiétudes liées à la transformation de l'usine en un pôle multi-activités. Selon lui, cette reconversion pourrait signifier la perte de 900 postes dans le secteur automobile, un choc pour les employés et la communauté locale.
Pour bâtir son argumentaire, il évoque le cas de l'usine Renault de Flins, qui a vécu une transition similaire. « Leur production a été stoppée, entraînant des licenciements massifs. Nous ne voulons pas devenir le prochain exemple de ce qu'il ne faut pas faire », a-t-il souligné, exhortant la direction de Stellantis à reconsidérer sa stratégie.
Lors d'une visite chez un sous-traitant, Jonathan dos Santos a également révélé que des préavis de licenciement seront envoyés à partir d'octobre, entraînant des répercussions sur l'économie locale, touchant des secteurs comme les transports ou le commerce. « C'est un impact colossal qui se dessine pour notre tissu économique », préviennent-ils.
Rassemblement prévu à la mairie à 10h30
Malgré l'optimisme affiché par la CFTC qui se félicite des promesses de la direction, la CGT, accompagnée de Sud et de l'Unsa, maintient une posture résolue face à cette situation critique. Jonathan dos Santos a lancé un avertissement : « Si des licenciements se concrétisent, nous nous adresserons à la direction pour obtenir des réponses claires. »
Le mouvement de ce jeudi n'est qu'une première étape. Des actions futures sont déjà prévues, avec un rassemblement supplémentaire annoncé pour juin. « Nous établirons un rapport de force, en organisant des actions régulières dans l'usine. Nous continuerons à exercer la pression, car nous ne pouvons pas tolérer de telles décisions », conclut Jonathan dos Santos. Le regroupement est prévu à 10h30 ce jeudi matin à la mairie de Poissy.







