Le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour environ 20% des échanges mondiaux d'hydrocarbures, pourrait être soumis à un processus de déminage s'étalant sur six mois. Cette évaluation, émise par le Pentagone lors d'une récente présentation au Congrès, a été relayée par le Washington Post.
Trois hauts responsables ont informé le quotidien que l'Iran aurait potentiellement posé plus de 20 mines dans la région. Selon les sources, certaines de ces mines auraient été larguées grâce à la technologie GPS, rendant leur détection particulièrement complexe, tandis que d'autres ont été déployées par des petits bateaux de la marine iranienne. Un porte-parole du Pentagone a cependant qualifié ces informations d'inexactes, ajoutant à la confusion entourant cette situation.
Les récentes inquiétudes viennent également des Gardiens de la Révolution, qui ont annoncé en avril dernier qu'une zone de 1 400 km², soit 14 fois la superficie de Paris, pourrait abriter ces mines. La situation est d'autant plus préoccupante après les frappes israélo-américaines menées contre l'Iran à la fin février, qui ont exacerbé les tensions dans cette zone cruciale.
Malgré les affirmations de Donald Trump concernant une éventuelle élimination des mines par l'Iran, aucune confirmation n'a encore été obtenue de la part de Téhéran. Les armateurs, quant à eux, restent sur leurs gardes. Nils Haupt, porte-parole de Hapag-Lloyd, a souligné la nécessité d'obtenir des informations précises sur les voies navigables avant toute reprise des activités dans cette zone. La prudence est de mise, même en cas de réouverture par Washington et Téhéran, qui bloque l'accès aux ports iraniens depuis mi-avril.
Dans ce contexte tendu, plusieurs pays non belligérants se disent prêts à participer à une mission neutre de sécurisation du détroit d'Ormuz, un geste qui pourrait renforcer la sécurité maritime dans une zone déjà fortement surveillée.







