Le commandant des forces armées américaines en Corée a confirmé qu'il n'y avait pas eu de transfert récent du système THAAD vers le Moyen-Orient, comme cela avait été véhiculé par certains médias. Cette information avait suscité des inquiétudes majeures en Corée du Sud début mars, où les États-Unis avaient été accusés de redéployer le système pour soutenir leur présence en Iran.
Lors d'une audition devant une commission sénatoriale, le général Xavier Brunson a récusé les assertions du Washington Post du 10 mars dernier. Selon lui, il n'a jamais été question de déplacer le THAAD, qui demeure ainsi sur la péninsule coréenne.
Un véritable tollé
« Nous n’avons déplacé aucun système THAAD, donc le THAAD reste actuellement sur la péninsule », a déclaré le général Brunson en réponse à une question posée par le sénateur démocrate Gary Peters. Il a cependant précisé que des munitions étaient en cours d'acheminement vers la région, ce qui pourrait avoir alimenté la confusion autour de la situation.
La polémique a pris de l'ampleur après qu'une photo diffusée par l'agence Yonhap a montré des éléments d'une batterie THAAD en train d'être démonter dans le comté de Seongju, situé à environ 220 km au sud-est de Séoul. « Je les déplaçais de manière dynamique pour les préparer au transport, ce qui a causé un tollé dans la péninsule », a admis Brunson, évoquant ainsi la sensibilité de la situation.
Le THAAD, qui signifie Terminal High Altitude Area Defense, est un système hautement sophistiqué conçu pour intercepter et détruire des missiles balistiques de différentes portées. Sa présence en Corée du Sud a été motivée par la menace nucléaire posée par la Corée du Nord.
Des experts en défense ont souligné l'importance de clarifier ces opérations pour éviter une désinformation qui pourrait exacerber les tensions dans la région. Le site Le Parisien rappelle que la sécurité régionale dépend fortement de cette technologie de défense avancée.







