Ce jeudi 23 avril, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a qualifié l'attaque du Hezbollah, qui a coûté la vie à deux soldats français, de "crime de guerre", lors d'un entretien accordé à France Info. Il a rappelé que les membres de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont des Casques bleus, "des soldats de la paix qui sont là pour faire baisser le niveau des hostilités".
Cette prise de parole était attendue après l’émoi suscité par la mort d’un deuxième militaire français, survenue mercredi au Liban. Anicet Girardin, blessé lors d'une embuscade attribuée au groupe pro-iranien Hezbollah, a succombé à ses blessures ce jour-là. Au cours de cette attaque, un autre soldat, l’adjudant Florian Montorio, a également perdu la vie.
Un rôle diplomatique de premier plan
Jean-Noël Barrot a affirmé : "Tout laisse à penser que la responsabilité de ce crime incombe au Hezbollah", dénonçant une "atteinte à la communauté internationale toute entière". Le ministre a insisté sur la gravité de cibler des Casques bleus qui œuvrent pour la paix. "C'est un crime de guerre que de s'en prendre à des Casques bleus, qui sont là pour limiter les tensions et favoriser un processus de paix, incluant le désarmement du Hezbollah et le retour des personnes déplacées".
Il a également souligné l'importance de voir les responsables punis pour leurs actes criminels. En outre, Barrot a mis en lumière le rôle essentiel que joue la France dans la diplomatie régionale, affirmant que "sans l'engagement français, il n'y aurait probablement pas de cessez-le-feu aujourd'hui au Liban, ni de discussions entre Israéliens et Libanais".







