Suite à l'agression d'un groupe d'enfants par un homme armé, des voix s'élèvent pour dénoncer une enquête jugée insuffisante pour prendre en compte le caractère raciste des attaques. Une nouvelle plainte a été déposée, avec un soutien marqué de l'association SOS Racisme, et un rassemblement contre le racisme se tiendra ce samedi.
À Espaly-Saint-Marcel, l'émotion est palpable après l'incident survenu le 19 avril : Reda, un enfant de 10 ans, a été menacé par un voisin de 65 ans armé d'une carabine à plombs. Ce dernier a répondu à une question innocente de l'enfant par une menace explicite, allant jusqu'à tirer dans sa direction sans le toucher. Interpellé, l'homme justifie son acte en affirmant avoir tiré dans les airs « pour faire peur ».
Initialement, l'enquête s'est concentrée sur des faits de violences avec arme, sans rien identifier de raciste. Cependant, la pression des victimes et de SOS Racisme a conduit à une réouverture des investigations. Nourédine Ezbiti, le père de Reda, a constaté que les insultes vulgaires et racistes proférées par le tireur n'avaient pas été enregistrées dans le procès-verbal initial. Malgré un premier refus, la police a accepté de corriger ce manquement, aboutissant à l'ouverture d'une seconde enquête pour « injure publique à caractère racial ».
SOS Racisme a joué un rôle actif dans cette démarche, critiquant une enquête jugée trop précipitée. Sacha Halgand, représentant de l'association, a dénoncé le sentiment d'abandon ressenti par les victimes face à l'inaction initiale des autorités, les classant en tant que « citoyens de seconde zone ».
Une seconde plainte et un rassemblement
En réponse à cette situation inacceptable, les citoyens du quartier ont décidé d'agir. Un rassemblement est prévu ce samedi 25 avril à 14h30 sur la place René-Cassin, afin de bâtir une « digue contre la haine » et d'appeler à une réponse judiciaire adéquate pour le traumatisme infligé aux enfants. Les résidents, épaulés par SOS Racisme, exigent que la violence sous-jacente de cet incident soit reconnue et traitée sérieusement.
Une voisine a également décidé de porter plainte ce jeudi, signalant un harcèlement discriminatoire qu'elle subit depuis deux ans, renforçant la nécessité d'une prise en charge rigoureuse de ces situations dans le cadre légal.







