Lors d'une conférence de presse à venir, la Société Générale présentera un projet touchant près de 5% de ses effectifs en France. La CGT indique que ces suppressions se réaliseront sans départs contraints ou volontaires, s'effectuant principalement à travers le non-remplacement des départs à la retraite.
Consultée par l'Agence France Presse, la banque a choisi de ne pas commenter cette annonce. Les syndicats dénoncent vivement cette décision, la qualifiant de "politique du fait accompli".
"Pour la direction, le taux naturel d'attrition, estimé à 5%, et le faible nombre d'ouvertures de postes justifient l'absence d'accompagnements conventionnels tels que départs seniors ou reclassements volontaires", a déclaré la CGT dans une note interne.
Déjà un plan de 900 suppressions de postes en 2024
Début 2024, la banque avait annoncé qu'environ 900 postes seraient supprimés au siège, représentant également 5% de ses effectifs. Ce plan résulte de la stratégie de réduction des coûts mise en place par le nouveau directeur général, Slawomir Krupa.
Ce nouveau projet sera examiné lors d'une plénière exceptionnelle des représentants du personnel prévue fin avril 2025.
En 2023, Krupa avait déjà souligné un nouveau plan stratégique visant à générer des économies de l'ordre de 1,7 milliard d'euros d'ici 2026. Au fil des ans, le groupe a également fusionné avec les banques du Crédit du Nord dans une démarche cherchant à améliorer l'efficacité opérationnelle de son réseau et réduire les coûts.







