Les paroles d'une enseignante du collège Louis-Pasteur d'Istres provoquent une onde de choc. Une collégienne de 14 ans et sa famille accusent l'enseignante d'avoir tenu des propos ressemblant à une incitation au suicide durant un contrôle de mathématiques.
Vendredi dernier, pendant l'évaluation, la jeune élève éprouve des difficultés. Selon le témoignage de la famille, l'enseignante lui aurait suggéré de « se jeter d’un pont ». Ces mots, rapportés au père de l'adolescente, ont suscité une profonde indignation, entraînant une réaction rapide de la part de la famille.
Quelques jours plus tard, l'enseignante a reconnu les faits et contacté le père pour s'excuser. Toutefois, ces excuses sont jugées insuffisantes par le parent. « Si ma fille avait agi de manière tragique, où en serions-nous aujourd'hui? La faute aurait été bien plus grave », déclare-t-il, visiblement bouleversé.
Une prise en charge jugée insuffisante
Au-delà des propos eux-mêmes, la manière dont la situation a été gérée par l’établissement suscite également l’indignation. Le père déplore l'absence de soutien immédiat pour sa fille après ces événements. Les excuses ne suffisent pas à apaiser son ressentiment, et il considère que les déclarations de l'enseignante sont « impardonnables ». Il a ainsi décidé de consulter un avocat pour explorer les options judiciaires.
Exemplarité requise des enseignants, comme des élèves
Christophe Merlino, représentant des parents d'élèves de la FCPE, rappelle que la responsabilité incombe également aux adultes dans l'éducation. « C’est totalement inacceptable. Nous sommes dans un contexte déjà difficile, avec des histoires tragiques comme celle d’une adolescente de 17 ans à Paris. Nous ne pouvons tolérer de tels débordements », a-t-il affirmé. L’Académie d’Aix-Marseille a réagi en indiquant qu'elle était au courant de la situation, qu'une enquête est en cours, et elle a précisé qu'un suivi a été mis en place pour garantir un environnement scolaire serein pour l’élève concernée.







