Lors du Forum économique de Davos, le 21 janvier, Donald Trump a réitéré son souhait de prendre possession du Groenland, n'hésitant pas à évoquer le besoin d'ouvrir des discussions immédiatement. Cependant, il a asséné qu'il n’y aurait pas d’usage de la force. Les réactions des Groenlandais à ces déclarations prennent, comme souvent, une tournure nuancée. France Télévisions a interrogé plusieurs habitants de Nuuk, la capitale, sur leurs ressentis face à ce climat de tension.
À des milliers de kilomètres, la communauté groenlandaise reste à l'écoute des nouvelles émanant de Davos. Quelles intentions se cachent derrière les mots de Trump ? "Seuls les États-Unis peuvent défendre notre immense territoire. Tout ce que nous demandons, c'est une reconnaissance officielle de notre territoire, et non un bail temporaire. On ne peut pas défendre un pays sur la base d'un bail", a martelé Trump depuis la Suisse.
Pour Tida Ravn, habitante de Nuuk et militante pour l'indépendance, l'idée d'une vente est tout simplement inacceptable : "Il n'en est pas question ! Les Américains ont joué un rôle dans notre défense, ils ont une base militaire ici. Mais qu'attend réellement Donald Trump, sinon satisfaire ses propres ambitions ?"
Une brochure de prévention pour les habitants
La tension s'est intensifiée ces derniers jours chez les Groenlandais, inquiets que Trump ne mette ses menaces à exécution. Toutefois, le président américain a semblé atténuer son discours, affirmant : "Je n'ai pas à utiliser la force, je n'utiliserai pas la force". Malgré tout, les habitants de Nuuk demeurent prudents. "Je ne me sens pas rassuré. Il peut changer d'avis à tout moment", a déclaré un résident.
Dans cette atmosphère d'incertitude, le Danemark a renforcé sa présence militaire sur l’île avec l'arrivée de cent soldats supplémentaires dans le cadre de l'opération Arctic Endurance, une initiative qui inclut également la France et d'autres nations européennes. Les autorités groenlandaises, soucieuses de la sécurité de leurs citoyens, ont pris l'initiative de distribuer des brochures alertant sur les protocoles à suivre en cas de crise, témoignant de leur vigilance face à cette situation.







