Un juge fédéral a pris une décision marquante mercredi 21 janvier 2026, interdisant au gouvernement de Donald Trump d’examiner les appareils électroniques saisis lors de la perquisition au domicile d’une journaliste du Washington Post. Cette intervention fait suite à un raid du FBI sur la propriété de la journaliste pour enquêter sur des fuites d'informations liées à la sécurité nationale.
Dans son jugement, le juge William Porter a déclaré : « Le gouvernement doit conserver, mais ne doit pas examiner les appareils saisis par les forces de l'ordre… jusqu’à ce que la cour autorise leur examen. » Cette décision se rapporte à une affaire en cours concernant la légitimité de la perquisition.
Hannah Natanson, la journaliste concernée, a récemment vu son domicile perquisitionné. La situation, bien que tout à fait rare, a soulevé une onde de choc dans le milieu journalistique, comme l’a souligné le quotidien : « C'est très inhabituel et agressif de la part des forces de l'ordre d'effectuer une perquisition au domicile d'un journaliste. »
« Restitution immédiate »
Lors de cette perquisition, le FBI a saisi le téléphone de Natanson, ses deux ordinateurs portables et une montre Garmin, selon les informations rapportées par le Washington Post. En réponse, le journal a « demandé à la cour d’ordonner la restitution immédiate de tous les appareils et d’empêcher leur utilisation ».
Le Washington Post a ensuite ajouté : « Toute autre décision encouragerait de futures perquisitions contre des rédactions et normaliserait la censure par mandat de perquisition. »
Hannah Natanson, qui couvre des sujets liés aux agents du gouvernement fédéral, est particulièrement visée en raison des bouleversements provoqués par la première année du second mandat de Trump. Il a été spécifié que Natanson n'était pas la cible de l'enquête, qui vise plutôt Aurelio Perez-Lugones, un administrateur système accusé d'avoir emporté chez lui des documents de renseignement classés.







