Paris (France) – L'épidémie de grippe continue de se propager activement en France, avec une augmentation notable des consultations médicales chez les enfants et les adolescents depuis la reprise scolaire après les vacances de Noël. Selon un rapport de Santé publique France (SpF), cette tendance pourrait bientôt affecter les adultes également.
Du 12 au 18 janvier, le nombre de visites médicales a augmenté pour les moins de 15 ans, tant en médecine de ville qu'aux urgences, après une période de baisse. En revanche, les consultations chez les adultes demeurent en diminution. SpF souligne : "Une reprise de la transmission virale chez les enfants pourrait entraîner une hausse des soins chez les adultes dans les semaines à venir, mais prévoir l'ampleur de cette recrudescence est complexe. Les effets sur le système de santé sont encore incertains."
Malgré des prévisions de diminution des hospitalisations pour grippe dans les quatre prochaines semaines, l’Institut Pasteur reste prudent, signalant un niveau d'incertitude élevé et laissant la porte ouverte à un potentiel rebond des hospitalisations, bien que cela puisse être moins sévère que fin 2022.
D'autre part, les régions d’Outre-mer, notamment les Antilles et la Guyane, continuent de connaître une épidémie, tandis que Mayotte s’en est sortie et que La Réunion a retrouvé un niveau normal.
En ce qui concerne les décès liés à la grippe, leur proportion a chuté, restant néanmoins à un niveau préoccupant avec 6,5% des certificats de décès faisant état de cette maladie. L'année précédente avait été marquée par une épidémie sévère, causant environ 17 600 décès, principalement attribuables à des taux de vaccination faibles.
Cette saison, plus de 53% des personnes âgées de 65 ans et plus sont vaccinées, un chiffre positif mais qui reste en deçà des objectifs escomptés. De plus, les premiers retours sur l’efficacité du vaccin indiquent une performance modérée, évitant entre 29,7% et 42,5% des infections grippales, tous âges confondus.
Alors que la vigilance s'impose, un appel à la vaccination se fait entendre, tant pour protéger les plus vulnérables que pour prévenir une surchage des établissements de santé. La situation nécessite une attention particulière de la part des autorités sanitaires et des citoyens.







