Les boutiques françaises de décoration Bouchara ont déposé une demande de redressement judiciaire le 21 janvier, cherchant à trouver un repreneur pour l'entreprise. Reconnu pour son linge de lit et ses textiles d’intérieur, Bouchara espère une solution rapide pour sauver ses activités.
La direction a indiqué que cette décision était motivée par un "environnement de marché durablement contraint", une "baisse des dépenses des ménages" ainsi qu’une intensification de la concurrence, sans explicitement mentionner les géants asiatiques tels que Shein ou Temu. Ce recours à la justice vise aussi à "protéger les emplois" des 541 salariés en CDI, a ajouté l'entreprise.
Une chute inquiétante du chiffre d'affaires
Avec un réseau de 52 magasins répartis de Brest à La Rochelle, Bouchara prévoit un chiffre d'affaires de 82,5 millions d'euros en 2025, soit une diminution de plus de 8 millions par rapport à 2024. Si le tribunal de Paris accepte cette demande, une période d'observation de six mois s'ouvrira, durant laquelle des investisseurs potentiels pourront proposer des offres de reprise.
Les points de vente resteront ouverts pendant cette période de redressement, a rassuré la direction. Cependant, la fédération CGT Commerce et Services a exprimé ses craintes, soulignant que cette "annonce brutale" plonge les salariés dans une grande incertitude quant à leur avenir professionnel. "Les travailleuses et travailleurs n'ont pas à faire les frais des choix et/ou des erreurs stratégiques du patronat", a-t-elle déclaré.
Les résultats financiers décevants et la compétition accrue de la vente en ligne pèsent lourdement sur le futur de Bouchara. Expert en économie de la consommation, Jean-Pierre Dupont a affirmé dans une interview à Le Monde que des décisions stratégiques viendront s’imposer dans les mois à venir pour éviter une érosion plus importante de l'entreprise.







