Ce mercredi, lors du Forum économique de Davos, Donald Trump a captivé l'audience avec une allocution audacieuse, répondant aux critiques des dirigeants, dont Emmanuel Macron. La foule, impatiente, était à l'image des attentes suscitées par son discours.
Le président américain a ouvert son intervention en célébrant son premier anniversaire à la Maison-Blanche, déclarant : « Notre économie est en plein essor » et qu’il n’y avait « pratiquement pas d’inflation ». Il a insisté sur le fait que les États-Unis sont devenus « le pays le plus attractif du monde », contrairement à l’époque de Joe Biden.
Trump a ensuite critiqué l’Europe, affirmant que certaines parties du continent n’étaient plus « reconnaissables » et plaidant pour une « Europe forte » face à ce qu’il considère comme des erreurs de politique.
La question du Groenland a également été soulevée. Trump a suggéré que les États-Unis devraient racheter cette région en difficulté. « C'est un intérêt national essentiel », a-t-il déclaré, tout en exprimant son respect pour les habitants locaux.
Concernant la guerre en Ukraine, Trump a affirmé que celle-ci n’aurait pas eu lieu sans ce qu’il qualifie de « fraude » lors de l’élection présidentielle de 2020. Il a ajouté : « C'est à l'Europe de résoudre ce conflit », affirmant que les États-Unis n'avaient pas à intervenir directement.
Les tensions se sont également manifestées dans ses commentaires sur son homologue français, soulignant que Macron avait essayé de « faire le dur » lors de son discours, en ajoutant qu’il avait suggéré à Emmanuel d'augmenter le prix des médicaments, sur un ton qui soulignait les intérêts américains en jeu.
Trump n’a pas non plus épargné ses critiques sur le choix énergétique de l’Europe, qualifiant le « Green New Deal » de « la plus grande escroquerie de l’histoire », s’attaquant spécifiquement à l’utilisation des éoliennes.
Des experts ont observé que ces déclarations s’inscrivent dans un discours plus large qui combine une image de force et une volonté affirmée de maintenir une influence sur la scène internationale, bien que controversée. Le politologue Jean-Pierre Dubois a commenté : « Trump joue un rôle stratégique, entre l'affirmation d'une puissance américaine retrouvée et un nationalisme exacerbé ».
Alors que Trump a terminé avec des promesses de négociations futures, son discours reste une illustration parfaite de sa manière de fusionner provocations et défense de son héritage, faisant de ce Forum de Davos un moment clé pour analyser sa vision du monde.







