La SNCF a récemment annoncé que sa nouvelle classe "Optimum" ne permet pas l'accès aux jeunes enfants, un choix jugé inacceptable par Sarah El Haïry dans un entretien avec BFM. "C'est choquant", a-t-elle déclaré, dénonçant cette décision qui pourrait créer un environnement d'exclusion pour les familles voyageant en train.
D'après l’information relayée par le compte Instagram du podcast Les adultes de demain, cette nouvelle classe a été introduite en janvier et remplace la Business Première, qui a disparu fin 2025. Les TGV concernés sont exclusivement ceux qui relient Paris et sa banlieue en semaine.
Sur son site, la SNCF avait initialement décrit l'espace Optimum comme un "voyage de haute qualité" dans un "espace calme", précisant que les enfants n'y étaient pas les bienvenus. Toutefois, après les critiques, l'entreprise a modifié cette information pour indiquer que cet espace est accessible aux adolescents de 12 ans et plus, laissant entendre que les plus petits peuvent toujours voyager dans d'autres parties du train.
Sarah El Haïry a commenté : "Lorsqu'on donne le sentiment que le confort des adultes passe par l'absence d'enfants, c'est choquant."
Une règle de transport contestée
La haute-commissaire a également ajouté qu'il est important de développer des solutions adaptées pour les familles, car les voyages avec enfants ne doivent pas être perçus comme des circonstances à éviter. Pour elle, il est essentiel de concevoir des espaces de voyage qui incluent des zones pour les poussettes et des wagons ludiques.
La SNCF a souligné qu'il est habituel dans les services haut de gamme de limiter l'accès aux enfants, une pratique qui, selon elle, existe depuis longtemps dans d'autres compagnies. Pour cette société, l'espace Optimum représente moins de 10% des sièges dans un TGV, rapporté par des sources internes.
"Il est temps que la SNCF comprenne qu'un 'no kids' n'est pas une option dans le service public", a insisté Sarah El Haïry. Les entreprises doivent assumer leur responsabilité d'offrir des services adaptés aux familles.
Un débat sur la natalité en France
Ce sujet prend une résonance particulière en France, où, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le nombre de décès a dépassé le nombre de naissances en 2025, ce que Sarah El Haïry interprète comme un choix de société inquiétant. "Il est contradictoire d'encourager les naissances tout en envoyant des signaux qui dissuadent les familles", a-t-elle affirmé.
Pour conclure, la haute-commissaire a annoncé qu'elle compte rencontrer Jean Castex, le PDG de la SNCF, pour discuter de ces enjeux cruciaux concernant l'inclusion des familles dans les transports. "Développons ensemble des espaces adaptés aux familles", a-t-elle plaidé.







