Lors de son intervention au Forum économique mondial à Davos, Donald Trump a surpris en affirmant qu'il ne comptait pas employer la force pour acquérir le Groenland, un territoire autonome du Danemark. Il a cependant exigé l'ouverture de « négociations immédiates » sur cette question délicate.
« Les gens pensaient que j'utiliserais la force. Je n'en ai pas besoin et je ne le ferai pas », a-t-il déclaré, tout en insistant sur le fait que les États-Unis sont la meilleure garantie de sécurité pour le Groenland. Il a affirmé : « Aucune nation ne peut assurer cette sécurité comme nous. » Ces mots ont semblé apaiser les marchés, Wall Street réagissant positivement à ses déclarations.
Dans un style provocateur, Trump a expliqué : « Nous voulons un morceau de glace pour protéger le monde, et ils refusent de nous le donner. Ils ont donc le choix : acceptent-ils notre offre ou non ? » Une déclaration qui traduit son habitude de mêler humour et menace dans ses discours.
Ce discours n'a pas été exempt de critiques des pays occidentaux. Le président a qualifié le Danemark d'« ingrat » pour avoir refusé de céder le Groenland, et a affirmé que le Canada « existait grâce aux États-Unis », une provocation qui n'a pas manqué de faire réagir le Premier ministre canadien.
Trump s'est également moqué d'Emmanuel Macron, qui avait mis en garde contre une supposée volonté américaine de subordonner l'Europe : « Je l'ai vu jouer les durs avec ses belles lunettes de soleil », a-t-il dit en plaisantant sur le look du président français.
Ce retour à Davos pour Trump, qui remonte à 2020, a suscité un fort intérêt, avec des files d'attente de plus de deux heures pour assister à son discours. Son avion a même rencontré un problème technique, le forçant à changer de moyen de transport.
Dans ce cadre de discussions, Trump a prévu plusieurs rencontres bilatérales, y compris une avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, bien que ce dernier a démenti une rencontre prévue pour le mercredi. En outre, Trump a mentionné son initiative controversée, le « Conseil de la paix », qu'il présente comme une alternative aux Nations Unies.







