Farah Pahlavi, ancienne impératrice d'Iran et veuve du shah, a récemment évoqué dans un entretien à l'AFP la situation tragique en Iran. Exilée à Paris depuis plus de quatre décennies, elle s'inquiète pour la vie de milliers d'Iraniens qui pourraient perdre la vie dans l'indifférence générale.
Après les manifestations qui secouent le pays, elle voit un tournant décisif, affirmant qu'il n'y a « plus de retour en arrière » possible. « Les Iraniens sont en train d'écrire un nouveau chapitre historique pour leur pays », a-t-elle déclaré, en appelant les jeunes à garder espoir et détermination dans cette lutte face à un régime répressif.
Farah Pahlavi, 87 ans, se souvient des échos de la Révolution islamique de 1979, qui l’a chassée, elle et son mari, du pays. « Mon désir et mon besoin actuels sont de retourner en Iran », a-t-elle souligné. Son appel à la communauté internationale vise à renforcer les chances des Iraniens dans cette lutte inégale.
« J'en appelle à la conscience du monde entier, par solidarité avec ce peuple, de continuer à le soutenir. Il ne faut pas que des milliers d'Iraniens perdent leur vie dans l'indifférence générale », a-t-elle insisté.
Les opinions des experts, notamment celles du politologue et chercheur en droits de l'homme, Dr. Rashid Koumayeh, corroborent son analyse. « La situation actuelle est critique et un soutien international fort pourrait faire pencher la balance », a-t-il indiqué.
En tant que figure emblématique de l'opposition, Farah Pahlavi rassemble des soutiens tant au sein de la diaspora iranienne qu'à l'étranger. Elle encourage des manifestations et des actions symboliques pour maintenir le feu de l'espoir allumé, rappelant que chaque voix compte dans cette quête de liberté.
Aujourd'hui, elle souhaite que son fils, Reza Pahlavi, puisse jouer un rôle significatif dans l'avenir du pays, tel que décidera le peuple iranien.







