Une enquête a été ouverte par le parquet de Saint-Nazaire après le suicide tragique d'une jeune fille de 14 ans, survenu à l'hôpital début janvier. Selon la famille, l'adolescente était victime de harcèlement scolaire, comme l'a rapporté l'AFP le 21 janvier.
Parallèlement, une enquête interne est également en cours à l'hôpital de Saint-Nazaire. Les autorités se penchent sur la prise en charge de la collégienne, récemment admise. Selon la direction de l'hôpital, "l'enquête permettra de déterminer s'il y a eu des défaillances dans la prise en charge, bien que rien ne soit établi pour le moment".
Dans une correspondance examinée par l'AFP, la famille fait état d'une situation alarmante : l'adolescente aurait été "harcelée pendant 14 mois" par une camarade, avec des incitations au suicide. Sa famille déplore l'absence de soutien, affirmant que la jeune fille avait déjà eu des séjours aux urgences et avait tenté de se suicider à plusieurs reprises.
"C'est une situation dramatique"
Le collège, en particulier, est sous le feu des critiques. La famille accuse l’établissement de ne pas avoir respecté les procédures pertinentes pour prévenir ce drame. Malgré les appels à l'aide répétée de l'adolescente et de ses parents avant le tragique événement survenu le 3 janvier, la situation n'a pas été prise en compte de manière adéquate.
Marie Caroline Hamon-Vinet, déléguée générale de l'enseignement catholique de Loire-Atlantique, a pris la parole auprès de l'AFP, affirmant que la situation de la jeune fille était “identifiée depuis son entrée en sixième”, et que le collège avait tenté de coordonner son suivi avec les partenaires médicaux. "C'est une situation dramatique, mais nous ne pouvons pas qualifier cela de harcèlement au sens juridique. Nous avons plutôt traité un conflit entre élèves, fréquent à l'adolescence, tout en œuvrant au mieux pour soutenir cette jeune fille dans une période difficile", a-t-elle précisé, rappelant qu'un changement de classe avait été effectué.
Ce tragique événement fait écho à une autre affaire récente : celle de Camélia, 17 ans, qui s'est donné la mort à Mitry-Mory après avoir dénoncé des actes de harcèlement scolaire. Ce cas a également entraîné l'ouverture de deux enquêtes, dont l'une pour "harcèlement scolaire ayant conduit au suicide". Ces incidents relancent le débat sur le harcèlement scolaire et les mesures de prévention à mettre en place dans les établissements d'enseignement français.







