Le drame qui a frappé Mitry-Mory en Seine-et-Marne, suite au suicide de Camélia, une adolescente de 17 ans, a provoqué un bouleversement au sein de la communauté éducative. Le proviseur du lycée Balzac, où la jeune fille était scolarisée, a demandé à être mis en retrait de ses fonctions, une décision confirmée par le rectorat de Créteil. Cette action fait écho à la gravité des circonstances entourant le décès de l'élève, qui aurait subi des actes de harcèlement scolaire, comme l’ont rapporté plusieurs médias locaux, dont France Bleu.
Le proviseur ne reprendra ses fonctions qu'une fois les enquêtes, tant judiciaires qu'administratives, terminées. Pour sa famille, la souffrance se double d'une volonté de justice ; ils ont ainsi déposé plainte. Le parquet de Meaux a également ouvert quatre enquêtes distinctes, visant d'une part à "rechercher les causes de la mort" et d'autre part à examiner les faits de "harcèlement scolaire ayant conduit Camélia à se suicider".
Jean-Baptiste Bladier, procureur de la République, a appelé à la prudence, invitant le public et les médias à ne pas tirer de conclusions hâtives concernant des individus spécifiquement, dont le proviseur. Les enquêtes visent aussi à analyser les interactions en ligne qui ont pu avoir un impact sur le comportement de l’adolescente. Pendant ce temps, l'inspection générale de l'Éducation nationale prend également des mesures pour évaluer les événements survenus au sein de l'établissement.







