Mardi soir à Strasbourg, un membre des CRS a été sérieusement blessé à l’œil lors des affrontements avec des agriculteurs s'opposant à l'accord commerciale Mercosur. «Aujourd'hui, un policier engagé dans la sécurité de cette mobilisation a été pris pour cible », a déclaré le ministre sur son compte X. « La liberté de manifester et d’exprimer son opinion ne doit pas se faire dans la violence », a-t-il ajouté, condamnant fermement les actes de violence.Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux par le syndicat Alliance Police nationale montrent un CRS évacué par ses collègues après avoir été violemment attaqué. Environ 5 500 agriculteurs, issus de France et d'autres pays européens, ont convergé vers le Parlement, souvent à bord de tracteurs. À certains moments, la tension est montée, les manifestants lançant des fumigènes, des bouteilles et des fruits vers les forces de l'ordre, qui ont rétorqué par des grenades lacrymogènes.
Les agriculteurs continuent leur mobilisation, tandis que les députés européens doivent se prononcer sur la possibilité de saisir la Cour de justice de l'Union européenne concernant la validité de l'accord Mercosur. Ce contrat, critiqué par bon nombre d'agriculteurs, pourrait nuire à l'agriculture européenne en permettant l'importation de produits moins chers, souvent en dehors des normes environnementales et sanitaires de l'UE. Selon plusieurs analyses, cet accord menace de déstabiliser le marché local.
Des expertises pointent même du doigt un manque de contrôles suffisants pour assurer la qualité des produits importés, exacerbant ainsi les inquiétudes des agriculteurs sur leur avenir. Le climat de tension entre la police et les manifestants est palpable, illustrant une situation de crise qui mérite l'attention des autorités concernées.







