Prévue pour les 15 et 22 mars, l'élection municipale de cette année entraînera des dépenses record, atteignant 250 millions d'euros.
D'après les projections, l'organisation de ces élections pourrait coûter à l'État 193,5 millions d'euros, soit une augmentation de 42,6 millions d'euros par rapport aux élections précédentes, représentant une hausse de 28,23 %. Ce montant ne tient cependant pas compte des dépenses des municipalités, ce qui pourrait faire grimper la facture encore plus, comme le souligne France Info.
L'ancien député socialiste René Dosière, expert en finances publiques, a déjà évalué le coût des élections municipales en 2014 et 2020. Selon lui, pour 2026, le coût total pourrait se chiffrer à environ 250 millions d'euros, en tenant compte de la hausse des différents postes de dépense. Mais qu'est-ce qui explique cette explosion des coûts ? Les frais d'acheminement de la propagande électorale, les dépenses de sécurité des candidats, ainsi qu'une modification du mode de scrutin à Paris et Marseille, sont autant de facteurs à considérer.
Un double vote à Marseille, Lyon et Paris
Parmi les éléments augmentant les dépenses, la hausse démographique impose un investissement gouvernemental plus important pour les élections. De plus, les frais d'acheminement de la propagande, qui ont presque doublé depuis 2020, s'élèvent à présent à 46,1 millions d'euros, suite à un nouveau contrat avec La Poste, générant ainsi une surcharge de 22 millions d'euros. En parallèle, une loi votée en 2025 facilite le remboursement des frais de sécurité des candidats en cas de menaces.
Concernant les grandes villes, le changement du mode de scrutin a ajouté 15,6 millions d'euros à la facture. Jusque-là, les électeurs des grandes agglomérations ne votaient qu'une fois dans leur arrondissement. Grâce à une nouvelle législation, les citoyens de Paris, Lyon et Marseille seront appelés à voter deux fois, tout comme les autres électeurs, ce qui entraîne de nouveaux frais additionnels. Enfin, l'augmentation des coûts supportés par les municipalités en raison de l'inflation pèse également sur le budget global, impactant directement l'organisation des élections par l'État.







