Alors que la compétition pour l'élection présidentielle se profile à l'horizon, Gabriel Attal et Édouard Philippe, deux figures marquantes du paysage politique français, semblent s'engager dans une course intrigante. Loin de rester dans l'ombre d'Emmanuel Macron, ils mènent des stratégies distinctes tout en restant à la croisée des chemins.
Élisabeth Borne, au ton humoristique, a suggéré que le champ politique est rempli de "candidats naturels", incitant chacun à entrer dans le dialogue. Cette remarque pourrait résumer l'état d'esprit actuel des deux antagonistes.
Le 10 février au Cirque d'Hiver, Attal et Philippe vont se retrouver pour soutenir Pierre-Yves Bournazel, un proche de Philippe, candidat aux municipales à Paris. Malgré l’ambivalence de leur relation, des sources proches des deux hommes affirment que le dialogue est maintenu, même si une alliance n’est pas encore à l’ordre du jour.
Cependant, l'échéance présidentielle pourrait compliquer les choses. "Ils conservent des ambitions concurrentes", souligne un observateur bien informé, alors que la montée du Rassemblement national dans les sondages plonge le camp macroniste dans l'incertitude.
La question de la candidature commune se pose, particulièrement en lien avec la droite, qui aligne déjà de nombreux candidats comme Bruno Retailleau et Xavier Bertrand. Les trois partis, Les Républicains, Horizons et Renaissance, envisagent un socle commun, ce qui fait grincer des dents certains membres, comme Édouard Philippe lui-même.
Pour Philippe, la route vers l’Élysée passe par une victoire aux municipales au Havre, tandis que son équipe prépare un programme ambitieux pour le printemps. Cependant, la situation ne lui est pas favorable, et sa sortie récente sur une démission "ordonnée" de Macron a été mal reçue.
"Édouard Philippe semble avoir perdu de sa dynamique", précise un député de Renaissance, suggérant qu'il pourrait être temps pour Attal de profiter de la situation en maintenant le mystère autour de sa candidature.
Dans un discours public, Gabriel Attal a déclaré réfléchir intensément à son rôle potentiel comme futur président. Ayant façonné le parti Renaissance avec des initiatives audacieuses, il reste sur le qui-vive.
Le mardi prochain, une nouvelle phase se dessinera avec la "nuit de la Nouvelle République" qui pourrait redéfinir le mouvement politique. Des figures influentes, comme le futur Premier ministre néerlandais Rob Jetten, seront présentes pour débattre autour de thèmes cruciaux.
De plus, un livre annoncé par Attal pour le printemps est attendu comme une étape importante de sa stratégie.
Bien que Horizons reste concentré sur ses propres ambitions, des doutes persistent quant à des alliances bénéfiques dans les mois à venir, renforçant la complexité de cette rivalité intrigante.







