Le Venezuela, autrefois surnommé le « Venezuela Saoudite » pour son rôle clé sur le marché pétrolier, souhaite accroître sa production de 18 % d’ici 2026. Cette ambition repose sur une réforme majeure de la loi sur les hydrocarbures, actuellement soumise à l’Assemblée, qui ouvrira le secteur aux investisseurs privés. Selon le président de la compagnie pétrolière nationale, PDVSA, Hector Obregon, cette mesure vise à moderniser l'industrie pétrolière du pays.
Il a déclaré : "Nous avions une loi qui était dépassée par rapport aux nécessités de notre secteur... La cible pour 2026 est d'accroître notre extraction d'au moins 18 %." Cela survient au moment où le pays, qui détient les plus grandes réserves de pétrole au monde, traverse une crise économique sans précédent due à des années de mauvaise gestion et de corruption. La production, qui avait dépassé les 3 millions de barils par jour dans les années 2000, a chuté à un niveau historiquement bas, atteignant 350 000 barils en 2020.
Un changement de paradigme
Avec un pouvoir législatif dominé par le gouvernement, la loi devrait être adoptée dans les jours prochains. Traditionnellement, l’exploitation pétrolière était réservée à l’État ou à des partenariats mixtes. Le nouveau texte permettra aux entreprises privées basées au Venezuela de signer des contrats d'exploitation, ce qui pourrait relancer l'intérêt des investisseurs.
"L'idée centrale de cette réforme est d'accroître la production pétrolière et de permettre aux investisseurs de réaliser des profits, ce qui était plus compliqué auparavant," a commenté un acteur du secteur auprès de l'AFP.
Le président de l’Assemblée, Jorge Rodriguez, a ajouté que l’objectif principal est d’adapter le pays aux réalités de l’extraction pétrolière. Selon les analystes, cette réforme pourrait également représenter un pas vers une normalisation des relations entre le Venezuela et Washington, qui ont été tendues depuis 2019, suite à la révélation d'intérêts américains dans les ressources pétrolières du pays.
En somme, cette initiative pourrait non seulement transformer le paysage économique vénézuélien, mais elle soulève également des questions quant à la durabilité de ce nouveau partenariat avec des acteurs privés. Alors que le pays tente de redresser son économie, le regard international sera rivé sur les résultats de cette réforme.







