"Brandt vivra", "L'industrie française n'est pas morte" : une chorale d'affiches et de pancartes teintées d'espoir a résonné ce matin dans les rues de la ville. Cette initiative a mobilisé près de 200 personnes, mais l’assistance comprenait moins de 50 salariés de l'usine Brandt.
Les 350 employés de l'usine de Saint-Jean-de-la-Ruelle se retrouvent dans une situation précaire, notamment après l'annonce de la liquidation judiciaire le 11 décembre dernier, selon France Bleu. Les repreneurs potentiels ont jusqu'à jeudi 29 janvier pour faire connaître leur intérêt auprès du tribunal des affaires économiques de Nanterre.
Les mots de Pascal Sudre, représentant syndical, résonnent comme un appel à la mobilisation : "L'histoire de Brandt n'est pas terminée, il est urgent que l'État bouge". Pour Sudre, la possibilité d'un nouveau soutien financier et d'un partenariat avec les collectivités locales pourrait redynamiser l'usine, bien que le temps joue contre eux.
Une ambiance mêlée d'espoir et de résignation
Jean-Michel, ancien employé de Brandt, partage son scepticisme : "Je suis ici pour mes anciens collègues, mais je ne crois plus en l'avenir de cette marque". De son côté, Nathalie Pillet, ancienne déléguée syndicale, exprime un espoir timide : "Il pourrait toujours y avoir un repreneur industriel, et c'est pour cela qu'il faut se battre".
La manifestation s'est achevée devant les grilles de l'usine, désormais closes. Jessica, salariée depuis cinq ans, confie : "Cela me brise le cœur de revenir ici. Je suis reconnaissante envers ceux qui viennent nous soutenir, mais pour l’instant, je cherche un nouvel emploi".
À partir de mardi prochain, les syndicats rencontreront la Préfète du Loiret pour aborder la question des repreneurs potentiels. Ces derniers demanderont également une "mise sous cloche" des outils de production afin d'éviter toute délocalisation par Cevital, actionnaire majoritaire de la marque, qui compromettrait définitivement toute possibilité de reprise.







