L'Iranienne Mahdieh Esfandiari, condamnée à un an de prison ferme pour apologie du terrorisme, se trouve aujourd'hui assignée à résidence à Paris, selon son avocat, comme le rapporte l'AFP. Sa condamnation a également entraîné une interdiction définitive de territoire.
Après avoir purgé huit mois de détention préventive, Esfandiari pourrait toutefois servir de monnaie d'échange dans les négociations avec Téhéran concernant les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, toujours détenus en Iran.
Le 27 février, le tribunal a imposé une mesure de contrôle administratif, la contraignant à pointer deux fois par semaine au commissariat et lui interdisant de quitter Paris. "Cette décision vise à garantir qu'elle reste accessible aux autorités", a souligné son avocat Me Nabil Boudi.
Mahdieh Esfandiari, 39 ans, est arrivée en France en 2018. Elle faisait l'objet d'accusations pour avoir contribué à la propagation d'idées terroristes sur des plateformes telles que Telegram et X, en lien avec des publications glorifiant des attaques, notamment celle du Hamas en octobre 2023 en Israël.
Cet appel, interjeté après sa condamnation, suspend la peine et rend son expulsion impossible jusqu'à la clôture de la procédure. Selon les autorités iraniennes, un échange serait envisagé une fois la procédure judiciaire terminée.
Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans, avaient été condamnés à de lourdes peines pour espionnage avant d'être libérés avec des restrictions de mouvement.
La complexité de cette affaire soulève des enjeux diplomatiques majeurs et témoigne des tensions persistantes entre Paris et Téhéran. Le ministère de l'Intérieur français a, de son côté, refusé de commenter la situation d'Esfandiari, laissant place à de nombreuses spéculations sur les ramifications de cette affaire à l'échelle internationale.







