Kobili Traoré, précédemment jugé pénalement irresponsable pour le meurtre de Sarah Halimi, se retrouve au cœur d'une nouvelle polémique judiciaire. Un procureur de Paris a annoncé que Traoré et deux associés sont présentés ce vendredi à un juge d'instruction pour leur implication dans une affaire de séquestration.
D'après les premières enquêtes, les incidents se sont déroulés le 27 janvier. L'analyse des appareils mobiles des suspects a révélé qu'ils avaient des transactions douteuses avec la victime, en lien avec un litige financier. Selon les déclarations de la victime, elle aurait été agressée chez elle : « après la visite d'un ami, deux individus masqués ont fait irruption, utilisés du gaz lacrymogène pour m'assault, puis ils ont fouillé mon appartement », a-t-elle rapporté. Des objets de valeur tels que des bijoux et un téléphone ont été dérobés, tandis que la victime a été attachée à une chaise avant que les assaillants ne s'éclipsent.
Des soins psychiatriques au centre de l'affaire
L'enquête en cours, sous la responsabilité du 2e district de police judiciaire, a conduit à l'appréhension des suspects, qui sont tous notés comme ayant « besoin de soins psychiatriques » selon les autorités. Kobili Traoré, dont la déclaration d'irresponsabilité pénale pour le meurtre de Sarah Halimi a été confirmée, a suscité une vaste polémique au sein du public. En effet, cette affaire avait entraîné des manifestations à grande échelle, tant en France qu'en Israël, où des milliers de personnes reclamaient justice pour la victime.
Des opinions divergentes d'experts
Des experts en psychiatrie ont existé pour attester que lors des événements tragiques entourant Sarah Halimi, Traoré était en proie à une « bouffée délirante ». La Cour de cassation a cependant affirmé le caractère antisémite de ses actes. Depuis lors, Traoré a été hospitalisé à plusieurs reprises, le ministère public détaillant son parcours médical, mais soulignant un manque de symptômes aigus en ce moment.
« Cette nouvelle affaire soulève une fois de plus l'importance de rouvrir le dossier de Sarah Halimi, pour qu'on puisse rétablir la vérité », a déclaré Me Olivier Pardo, l'avocat de la famille Halimi, dans une récente déclaration. Les démarches récentes soulignent la complexité des cas judiciaires impliquant des personnes en détresse mentale, un sujet qui mérite l'attention de la société et des autorités compétentes.







