Le parquet général a formulé ses réquisitions à l'égard de deux hommes, accusés d'être à l'origine de la campagne de haine ayant mené à l'assassinat de Samuel Paty, un enseignant tué en 2020. Ces deux individus, Brahim Chnina, 54 ans, et Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, ont vu le parquet demander vendredi 27 février une peine de 20 ans de réclusion criminelle, en appel, après avoir été condamnés en première instance à respectivement 13 et 15 ans de prison.
Cette requête du parquet a été formulée lors d'une audience à la cour d'assises spéciale de Paris, où les deux hommes se retrouvent rejugés depuis fin janvier. L'accusation a également exigé que la peine soit assortie d'une période de sûreté des deux tiers, ce qui signifierait qu'aucun aménagement de peine ne pourrait être envisagé pendant cette durée.
Les réquisitions ont pour objectif de rendre justice pour Samuel Paty, qui a été tragiquement assassiné par un jeune jihadiste tchétchène, Abdoullakh Anzorov, après avoir montré des caricatures de Mahomet lors d'un cours. Anzorov a été abattu par la police peu après le crime.
Une épreuve pour la famille de Samuel Paty
Le procès en appel représente une épreuve douloureuse pour la famille de l'enseignant. Ils ont vivement critiqué la défense d'Abdelhakim Sefrioui, dont l'avocat a tenté de faire passer Samuel Paty pour un discriminant vis-à-vis des élèves musulmans. Dans une déclaration à France Inter, Mickaëlle Paty, la sœur de Samuel, s'est indignée : "Je ne vois pas en quoi salir la mémoire de Samuel viendrait rendre son honneur à Monsieur Sefrioui."
Ce procès fait écho à une série d'événements tragiques qui ont secoué la France, illustrant l'impact persistant de la radicalisation et de la haine sur la société. L'opinion publique et les experts s'interrogent sur la nécessité de renforcer les mesures de protection et de prévention pour éviter que de tels actes ne se reproduisent. Comme le souligne un rapport de France 24, la lutte contre l'extrémisme doit devenir une priorité pour garantir la paix sociale.







