Le 13 avril, une opération policière a conduit à l'interpellation de cinq personnes à Corbeil-Essonnes, dans l'Essonne. Les enquêteurs ont également découvert la présence de 15 femmes se livrant à la prostitution dans plusieurs appartements. Cette action fait suite à un renseignement recueilli en octobre 2025, où des sources avaient signalé la présence de femmes majeures originaires d'Amérique du Sud exerçant la prostitution dans cette région.
Les investigations, menées par la Division de la criminalité territoriale (DCT91), ont révélé un « réseau de prostitution stable, hiérarchisé et organisé », selon le parquet d’Évry, qui a communiqué avec l'AFP. Les recherches ont permis de confirmer l’existence d’un système bien rodé où les victimes étaient non seulement exploitées sexuellement, mais également escortées par des proxénètes responsables de leur surveillance, de leur hébergement et de leur sécurité.
Quinze prostituées dans les logements
Au cours des perquisitions, menées parallèlement aux arrestations, les forces de l'ordre ont retrouvé les victimes dans des conditions précaires. Les proxénètes, notamment désignés comme des figures clés du réseau, sont aussi les propriétaires des appartements impliqués dans cette activité criminelle. Ce coup de filet a abouti à la saisie de biens immobiliers d’une valeur totale de 1,112 millions d’euros.
Cette affaire met en lumière un fléau bien ancré, suscitant des réactions variées au sein de la société. Des experts en criminalité ont souligné l'importance d'une vigilance accrue et d'une sensibilisation face à ces réseaux, qui operent souvent dans l’ombre. La lutte contre le proxénétisme, notamment dans le cas de femmes vulnérables, reste une priorité pour les autorités françaises.







