L'influenceur algérien Mahdi B., suivi par 1,4 million de personnes sur TikTok, se retrouve encore une fois devant les tribunaux. Ce vendredi 27 février, à 13h30, il comparaît au tribunal de Paris pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique. En janvier 2025, il avait déjà été condamné à une peine de prison pour apologie du terrorisme, une situation qui pourrait se compliquer davantage en raison de sa récidive.
L’affaire remonte à une vidéo polémique tournée par Mahdi B. et diffusée le 21 décembre 2025, dans laquelle il insulte des policiers durant un contrôle à Châtelet-Les Halles. Dans cette vidéo, il profère des propos tels que : « Nique l’État » ou « Ils lui font des attouchements, c’est un pédé ce policier », incitant même un compagnon à frapper un agent de la force publique. Ces déclarations ont suscité l'indignation parmi les autorités et le grand public.
En raison de la viralité de cette vidéo, Mahdi B. a été arrêté le 23 décembre 2025 et placé en détention provisoire. Avant son arrestation, il a été filmé menaçant un internaute ayant partagé la vidéo, affirmant : « Wallah je ne vais pas quitter la France. Je vais rester en France ».
Son passé judiciaire est lourd. En 2025, un tribunal de Bobigny l’a condamné à huit mois de prison pour apologie du terrorisme, suite à des déclarations énoncées au cours d'un direct TikTok où il vantait les mérites de l'extrémisme. À la suite de cette condamnation, les autorités françaises lui ont imposé une obligation de quitter le territoire (OQTF). Celle-ci n'a toutefois pas abouti, sur fond de tensions diplomatiques entre la France et l'Algérie, comme l'a rapporté Le Figaro.
En juin dernier, alors qu'il était incarcéré à la prison de Villepinte, Mahdi B. a de nouveau été appréhendé pour des commentaires similaires, ce qui a conduit à son assignation à résidence. À présent, il se trouve en détention en attendant son procès concernant ces nouvelles accusations.







