Dans un retournement de situation, elle appelle désormais à "un mot de clarification et d'excuses" de la part de la France. Initialement, la diplomatie tricolore avait demandé sa démission après des commentaires controversés émis par la rapporteuse.
Ce mercredi 25 février, Céline Jurgensen, la représentante française au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, a jugé les "déclarations extrêmement problématiques" de Francesca Albanese, tout en évitant explicitement de demander son départ, contrairement aux insinuations antérieures de Paris.
"Il est nécessaire que la diplomatie française fasse une déclaration pour mettre fin à cette attaque personnelle", a déclaré Albanese lors d'une conférence de presse.
Un conflit autour de propos mal interprétés
Le cœur du conflit réside dans des commentaires qu’Albanese aurait formulés, suggérant qu'Israël pourrait être perçu comme un "ennemi commun de l'Humanité". Des propos rapidement relayés par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot lors de son intervention du 18 février dernier, où il a dénoncé des "provocations répétées".
Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait également mis en avant que Francesca Albanese "décrédibilise profondément" la parole internationale, arguant qu'elle ne devrait pas représenter des valeurs de neutralité en raison de ses liens avec des groupes extrémistes. Ces commentaires ont suscité un vif débat, suscitant des interrogations sur la liberté d’expression et les responsabilités des représentants diplomatiques.
Clarification nécessaire autour des déclarations
Il est important de noter qu'Albanese a utilisé le terme "ennemi commun de l'humanité" dans un contexte plus large, mentionnant "le système qui a permis le génocide en Palestine". Elle a clarifié sur Twitter qu'elle critiquait des mécanismes globaux, et non un État en particulier. "Nous sommes face à un système qui manque de transparence, et qui alimente les conflits", a-t-elle déclaré.
Cette affaire met en lumière la nécessité d'un débat plus approfondi sur la manière dont les déclarations sont interprétées et comment elles peuvent influencer les relations internationales, concluant sur l'importance de ne pas déformer les propos pour des gains politiques.







