Cette année, le marathon de Tokyo attire 39 000 participants, prêts à arpenter les rues de la capitale japonaise ce dimanche, marquant ainsi le début de la saison des plus grands marathons internationaux. Jeudi dernier, les coureurs affluaient pour récupérer leurs dossards, impatients de vivre cette expérience unique.
« Courir lentement pour en profiter plus longtemps », confie Lionel, un marathonien parisien, en visant un temps de moins de quatre heures. Comme beaucoup d'autres, il ressent déjà l'excitation à l'approche du départ. Beaucoup s'expriment : « Hâte, exciting, J-3, can’t wait », disent-ils lors de la traditionnelle Marathon Expo.
Ce marathon, lancé en 2013 dans le cadre des World Major Marathons, donne le coup d'envoi d'une saison qui comprend des courses prestigieuses à Boston, Londres, New York, et au-delà, célébrant les 20 ans de ce circuit en 2026.
Pour Lionel, « voir une ville un jour de marathon, c’est la voir sous son meilleur jour ». Suvar, un coureur turc, renchérit : « C’est beau une ville qui court ». Tokyo est témoin d'une préparation colorée : oriflammes, produits dérivés, et affichages lumineux embellissent les rues. Yuji Kondo, dirigeant des sports au Yomiuri Shimbun, explique que « cette course fait partie intégrante de l'évolution de la culture marathon à Tokyo, traditionnellement centrée autour de l'Ekiden, une course par relais ».
Alistair Foster, directeur marketing chez Asics, partenaire de l'événement, évoque le lien profond entre le Japon et la course à pied : « Le running n’est pas qu’une activité, c’est devenu une partie intégrante de notre identité. »
De nombreux coureurs internationaux, comme Diane d'Italie, trouvent que « c’est le marathon le plus culturellement riche, une expérience unique avec des bénévoles toujours prêts à aider. » Ce dernier représente une opportunité de découvrir Tokyo sous un jour inédit, rendant cet événement encore plus précieux pour tous.







