Un premier lien inquiétant a été établi entre la consommation de lait infantile contaminé et la présence de la toxine céréulide dans les selles d’un nourrisson de 24 jours hospitalisé à Montpellier.
Depuis le début de cette affaire de lait contaminé, les autorités sanitaires françaises ont déploré trois décès d’enfants ayant consommé ces produits concernés par une vaste opération de rappel. Jusqu’alors, le ministère de la Santé affirmé qu’aucun lien direct n’avait été prouvé, mais cette situation a désormais évolué.
Selon la cellule d’investigation de Radio France, les analyses de selles de l’enfant hospitalisé indiquent la présence de la toxine céréulide, confirmant ainsi son exposition aux produits incriminés.
Cinq enquêtes ouvertes
Le ministère de la Santé a reçu des résultats des analyses effectuées dans le cadre des enquêtes ouvertes, montrant un résultat positif à la toxine céréulide. "Ce résultat démontre clairement l’exposition de l’enfant à cette toxine, qui fait partie des cas déjà identifiés par les autorités sanitaires", a précisé le ministère au Parisien.
Début février, un bébé avait été hospitalisé à Montpellier après avoir consommé un lait de la marque Gallia Calisma (produit par Danone), qui était sous le coup d’un rappel. Les analyses ont révélé une concentration de la toxine dans ses selles supérieure aux limites recommandées par les autorités sanitaires au niveau européen et français.
En réaction à cette affaire de contamination, le pôle santé publique du parquet de Paris a ouvert cinq enquêtes le 30 janvier. Ces enquêtes se concentrent sur plusieurs marques, notamment "Nestlé, Lactalis, Danone, Babybio et La Marque en moins".







