Pour la première fois, les podcasts ont devant eux la radio en termes d'écoute. Une étude menée par l'institut Edison Research révèle qu'en 2025, 40% des Américains préfèrent écouter des podcasts, contre 39% pour la radio. Ces résultats marquent une véritable révolution dans les habitudes d'écoute des citoyens, surtout chez les jeunes de plus de 13 ans.
Ce succès s'explique par des changements dans les comportements d'écoute. Au fil des années, les deux formats se sont rapprochés, mais ce n'est qu'en 2025 que les courbes se sont croisées. Les podcasts, plus adaptés à un mode de vie moderne – permettant d'écouter du contenu de manière flexible, que ce soit lors de trajets ou à domicile – ont progressivement pris le pas sur la radio traditionnelle. Ce phénomène a été facilité par une professionnalisation du secteur et des modèles économiques innovants qui attirent à la fois les annonceurs et les abonnés.
Notamment, des géants comme Spotify ont acquis des exclusivités, comme le très controversé podcast de Joe Rogan, qui s'impose en tête des classements d'écoute chaque mois. Cela souligne comment le marché du podcast, notamment aux États-Unis, a su s'adapter et capter un public avide d'informations diversifiées et de contenus variés.

Malheureusement, cette tendance ne se vérifie pas encore en France. Bien que le podcast ait gagné en popularité, les chiffres de Médiamétrie de janvier 2026 montrent que le format totalise 152 millions d'écoutes et de téléchargements. Les grands médias, comme Radio France, tentent de capter cette audience en proposant non seulement des rediffusions, mais aussi des contenus originaux. Cependant, il reste une question épineuse : la rentabilité du podcast en France, alors que le marché publicitaire se resserre.
Pour Edison Research, ce changement dans les habitudes d'écoute est le principal coupable de la baisse continue de l’écoute de la radio. La combinaison d'un recours moins fréquent à la voiture pour se déplacer et le désir de consommer des contenus à la demande pousse de plus en plus d'Américains à délaisser la radio, et cette tendance pourrait s'intensifier dans les années à venir.







