La Bourse de Paris a enregistré une chute ce mercredi, conséquence directe des annonces financières de ses leaders du luxe, Kering et Hermès, dont les performances sont assombries par les tensions au Moyen-Orient.
À 9H40 (heure locale), le CAC 40 perdait 0,60 %, atteignant 8.277,27 points, soit une baisse de 49,25 points. La veille, pourtant, l'indice avait prospéré grâce à un regain de confiance des investisseurs, portés par un cessez-le-feu prometteur entre les États-Unis et l'Iran.
Cependant, les résultats décevants de Kering et Hermès ont coupé court à cet optimisme à Paris. Hermès a vu son action plonger de 12,11 % à 1.568,00 euros, après un rapport décevant indiquant une baisse de 1,4 % de ses ventes sur un an, estimées à 4,1 milliards d'euros. Cette chute est attribuée à des fluctuations monétaires et aux conséquences du conflit au Moyen-Orient.
De son côté, Kering a enregistré un recul de 9,30 %, se trade à 254,10 euros. Les analystes de Bernstein ont noté que la marque emblématique Gucci a affiché un repli de 8 % de sa croissance organique, contre une prévision de -6 %.
Les investisseurs gardent un œil sur l'évolution des événements au Moyen-Orient. Après des pourparlers infructueux ce week-end, le président américain, Donald Trump, a déclaré mardi que de nouvelles discussions pourraient survenir « dans les deux prochains jours » et a évoqué une guerre avec l'Iran qui serait « presque finie », insistant sur le désir de Téhéran d'accéder à un accord.
Le marché pétrolier demeure relativement stable, avec le baril de Brent de la mer du Nord grimpant de 0,38 % à 95,15 dollars, un baromètre crucial de la confiance des investisseurs depuis le début du conflit.
Les taux d'intérêt affichent également une stabilité, avec un rendement sur l'emprunt d'État français à dix ans qui reste à 3,65 %, identique à celui de la veille.
Dans un contexte plus positif, le constructeur automobile Stellantis a dévoilé une augmentation de 12 % de ses ventes au premier trimestre, atteignant 1,4 million d'unités, surtout en Amérique du Nord. Le titre de Stellantis a vu une hausse de 2,94 %, se négociant à 7,13 euros.







