La commission des lois a décidé de ne pas donner suite à la pétition sur la loi Yadan, affirmant qu'un débat serait incompatible avec l'examen en cours du texte sur l'antisémitisme.
Avec un total de 707 957 signataires depuis son lancement le 18 février, la pétition contre la loi Yadan représente une pression considérable sur les décisionnaires. Son rejet par les députés de la commission des lois, avec 30 voix pour et 21 contre, a été un véritable coup dur, comme l’a rapporté Franceinfo.
La proposition de loi portée par Caroline Yadan sera discutée à l’Assemblée nationale ce jeudi, tandis que les citoyens ne peuvent plus apposer de nouvelles signatures sur la pétition. Les députés avancent que débattre de la pétition aurait été « d'une redondance inutile », selon Pierre Cazeneuve, député La République En Marche (Hauts-de-Seine), qui a initié le classement. Il estime que cela aurait minimisé le débat sur la proposition de loi elle-même, dont l’importance est jugée bien plus élevée.
Une proposition liberticide ?
Les groupes de gauche se sont battus pour faire entendre leurs préoccupations. En particulier, Gabrielle Cathala (La France insoumise) a pris position, dénonçant le rejet de la pétition comme un « crachat à la figure » de ceux qui ont formulé leur désaccord. Elle qualifie la loi Yadan de « liberticide » et évoque un risque d’amalgamer la critique d’Israël avec l'antisémitisme, mettant en lumière selon elle une tentative d'éradiquer les voix qui défendent la cause palestinienne.
Ce contexte témoigne des profondes divisions au sein de l'Assemblée nationale sur une question délicate où l'équilibre entre sécurité, liberté d'expression et critique légitime est mis à l'épreuve.







