À peine élu, le maire de Paris Emmanuel Grégoire a clairement établi ses priorités, annonçant un projet visant à doubler le taux de la taxe sur les logements vacants dans la capitale, une mesure prévue pour entrer en vigueur dès 2027.
Lors d'une conférence de presse, Grégoire a mis en garde les propriétaires : « C’est le moment de vendre les logements vacants, car cette mesure va frapper fort. » Cet engagement a été confirmé lors du premier Conseil de Paris. Selon BFMTV, le nouveau maire socialiste prévoit de doubler le taux de la taxe sur les logements inoccupés, une composante essentielle de sa politique.
Grégoire a souligné l'impact de la spéculation immobilière : « Ce n'est pas la qualité de vie qui pousse les familles à partir, mais bien le coût au mètre carré qui devient prohibitif. Beaucoup ne partent pas ; elles sont contraintes de quitter leur logement. » Cette mise en garde reflète l'urgence de sa démarche.
Les nouveaux taux de la taxe sur les logements vacants pourraient passer à 30 % de la valeur locative cadastrale dès la première année de vacance, puis atteindre 60 % pour la seconde année. Actuellement, cette taxe oscille entre 1 500 et 2 000 euros, a précisé Jacques Baudrier, adjoint au Logement, à BFMTV.
Les résidences secondaires également dans le viseur
Selon les derniers chiffres de l'Insee, Paris compte environ 130 000 logements vacants, dont près de 80 000 en situation de vacance structurelle. L’adjoint au Logement a également mentionné que l'État recensait 36 000 logements inoccupés depuis plus de deux ans.
Le nouvel exécutif ambitionne également de s'attaquer aux résidences secondaires, qui constitueraient près de 150 000 logements dans la capitale. Il s'agit ici de dissocier la taxe d’habitation des résidences secondaires de l'évolution de la taxe foncière, afin de pouvoir rehausser le montant de cette taxation.
L’opposition au Conseil municipal a exprimé ses craintes, qualifiant cette mesure de “menaçante” pour les propriétaires. Aurélien Véron, conseiller de Paris, a rappelé que ces derniers contribuent déjà à hauteur de “quatre milliards d’euros par an” en impôts, posant ainsi la question de l’équilibre entre taxation et incitations.







