Primo-accédants, retraités ou investisseurs… La situation immobilière à Vendôme révèle des perspectives variées selon les profils. Que ce soit en ville ou en périphérie, des occasions se présentent.
Le marché immobilier dans la région de Vendôme reste stable tant en termes d'activité que de prix. « Il est probable que nous assistions à une légère diminution des biens dont le prix dépasse 400.000 €, ce qui reste tendu, estime Christophe Blot, de l'agence ACBI. Pour le reste, les prix stagnent à des niveaux raisonnables. » D'après Sonia Ferrière, de Century 21 Girault Immobilier, « les baisses de prix observées concernent surtout des biens longtemps sur le marché ». Un exemple concret est cette maison de 215 m² (cinq chambres) sur 1.400 m² de terrain, bien située mais nécessitant des travaux d’isolation, vendue à des secundo-accédants pour 225.000 € — une baisse de 20 % par rapport à son prix initial en fin 2023.
En général, la demande reste principalement alimentée par les primo-accédants, qui peuvent choisir parmi divers types de biens, allant de la petite maison des années 1970 de 66 m² à 105.000 € aux pavillons modernes de 164 m² à 305.000 € dans les hauteurs de Vendôme.
Les retraités, cherchant à se rapprocher des commodités, continuent aussi d’affluer. Par exemple, un couple issu d'Eure-et-Loir a récemment acheté une maison des années 1970, de 140 m² (six chambres), sur 1.500 m² de terrain, pour 200.000 €, avec 80.000 € de travaux à prévoir.
Prix moyens au m2 : 1.837 € pour une maison ancienne, 1.802 € pour un appartement.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le prix médian des maisons anciennes dans la vallée est de 120.000 € (+ 4,3 % en un an), tandis qu'à Vendôme il est de 140.000 € (- 4,1 %), et 100.000 € à Montoire-sur-le-Loir (- 10,7 %).
Zoom… sur les appartements
Les investisseurs commencent à revenir à Vendôme, bien que timidement, dans un marché locatif encore tendu. « Le plus souvent, ils acquièrent des biens à rénover pour y créer plusieurs logements, » indique Sonia Ferrière, de Century 21 Girault Immobilier, qui conclut actuellement deux ventes de ce type. « Suite à la baisse des prix, les investisseurs prennent position, c'est une évolution logique. » Par ailleurs, dans le centre-ville, Christophe Blot, de l'agence ACBI, a vendu un petit immeuble avec trois studios meublés pour 95.000 € à un acheteur local. « Les grandes opérations attirent surtout des Parisiens », constate-t-il, ajoutant que pour les petits investissements, ce sont la plupart du temps des habitants de la région. L'immeuble, rénové il y a une vingtaine d'années et classé en catégorie E en matière de performance énergétique, ne nécessite pas de travaux immédiats et est loué à des étudiants pour environ 350 €/mois, charges comprises. « C'est un investissement sûr avec une rentabilité modeste, » conclut Christophe Blot.
Lors de l'achat d'un appartement pour y vivre, les acheteurs vendômois privilégient souvent les résidences, malgré des charges élevées, en particulier pour les plus anciens ensembles. « Ces charges peuvent dépasser 300 €/mois, » observe le conseiller. Récemment, un quinquagénaire a ainsi acquis un appartement de 80 m² (deux chambres) avec terrasse dans une belle résidence sécurisée des années 1990 pour 150.000 €, bien qu'il ait besoin de rafraîchissements, les charges s'élevant entre 200 € et 250 €/mois.
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