À l'approche de la Toussaint, une étude menée par Silver Alliance et Simplifia établit le coût moyen des funérailles en France à 4730 euros. Cela concerne une analyse de plus de 50 000 obsèques, représentant environ 8 % des décès survenus en France en 2023. "Le thème des obsèques nous touche tous, tôt ou tard. Confrontés en moyenne à deux décès au cours de notre vie, nous devons nous y préparer", soulignent les auteurs de l'étude.
Cette somme dépasse de plus de trois fois le montant d'une retraite moyenne qui s'élève à environ 1400 euros. Les coûts varient largement selon les régions : les obsèques les plus chères se situent en Normandie (5350 €), suivies par l'Ile-de-France (5317 €) et les Pays de la Loire (5156 €). A contrario, l'Occitanie, la Provence-Alpes-Côte-d'Azur et la Nouvelle-Aquitaine affichent des montants plus abordables, entre 4362 et 4452 euros.
Un coût plus élevé en cas d’inhumation
Le choix entre inhumation et crémation influence également le montant total. La crémation coûte en moyenne 4434 euros, tandis que l'inhumation s'élève à 5044 euros. Les prix de la crémation varient de 3618 euros pour les 25% les moins coûteux à plus de 5079 euros pour les 25% les plus chers. Pour l'inhumation, les dépenses oscillent entre 4161 euros et plus de 5750 euros. Selon l'étude, 43,5 % des familles optent pour la crémation, une tendance confirmée par une enquête précédente où 51 % des individus envisageaient cette option.
En détail, le coût du cercueil, qui reste obligatoire quel que soit le mode d'obsèques, est en moyenne de 1343 euros. Les frais d'organisation et de logistique s'établissent à 2895 euros et le coût de la cérémonie à 704 euros.
Un poids financier important pour les familles
Les familles doivent également prévoir des dépenses supplémentaires, en moyenne de 1115 euros, pour des services optionnels tels que les compositions florales, les annonces de décès ou les monuments funéraires. "Ces chiffres illustrent le poids financier important que représentent les obsèques, en particulier pour les 60 % de proches responsables, souvent des femmes de plus de 60 ans avec des revenus limités. Dans plus de 50 % des cas, ce pouvoir revient à un enfant ou un beau-fils du défunt", rappellent les chercheurs. Ils soulignent ainsi l'importance d'anticiper sa fin de vie pour protéger ses proches.







