Adoptée dans la nuit du 19 au 20 décembre, la loi anti-gaspillage est sur le point de transformer nos habitudes dès janvier 2020. Bien que son examen soit prévu par l'Assemblée nationale et le Sénat, elle prévoit déjà des changements significatifs. Découvrons les grandes lignes de ce texte législatif.
Vers une réduction des emballages plastiques
Objectif principal : Éliminer progressivement les emballages à usage unique tels que les bouteilles et les sachets plastiques d'ici 2020. Brune Poirson, secrétaire d'État à la Transition écologique, considère ce projet comme un avancement historique, malgré les réserves exprimées par certains industriels.
Cette initiative vise à encourager l'utilisation d'alternatives réutilisables, notamment :
- Les contenants en plastique réutilisables, comme les Tupperware.
- La vente en vrac de produits tels que les céréales, les pâtes ou le riz.
- La réutilisation des bouteilles d'eau.
Interdiction du plastique dans la restauration rapide
La loi impose aux fast-foods de servir leurs repas dans des contenants réutilisables d'ici 2023. De plus, les jouets en plastique seront proscrits à partir du 1er janvier 2022. Selon une enquête de l'ONG Zero Waste, des chaînes comme McDonald's seraient responsables de 115 tonnes d'emballages jetés chaque jour.
Alléger le poids des tickets de caisse
En matière de transactions de faible valeur, l'impression automatique des tickets de caisse sera supprimée. Ainsi, à partir du 1er septembre 2020, les consommateurs devront en faire la demande pour les achats inférieurs à 10 euros. Cette mesure s'appliquera également à des montants de 20 euros en 2021, puis de 30 euros en 2022.
Faciliter la réparation des appareils
Le projet de loi introduit un indice de réparabilité, qui sera affiché sur les équipements électroménagers et informatiques à partir de janvier 2020. Ce score, sur une échelle de 10, a pour but de contrer l'obsolescence programmée en signalant aux consommateurs la facilité de réparation de leurs appareils.
Distribution de médicaments à l'unité
Finalement, la loi permettra la délivrance à l'unité de certains médicaments, comme les antibiotiques, dès le 1er janvier 2022. Cette mesure vise à réduire le gaspillage de médicaments tout en minimisant les risques d'intoxication.







