Ce lundi, deux hommes originaires d'Italie se sont présentés devant le tribunal judiciaire de Paris, après avoir été arrêtés pour plusieurs vols à l’arraché dans une boîte de nuit du XIIe arrondissement. Leurs retrouvailles avec la justice française étaient loin d'être prévues, alors qu'ils avaient prévu de profiter de la capitale.
Leur escapade qui avait débuté avec des amis s’est rapidement transformée en un véritable calvaire. Lors du week-end dernier, ces deux amis ont tenté de dérober une dizaine de colliers en or dans la boîte de nuit appelée Phantom. L'un des prévenus, un barman de 26 ans, et son acolyte, un ouvrier de 24 ans, n'ont aucune mention sur leur casier judiciaire, ce qui semble en décalage avec leurs infractions actuelles.
« Je suis désolé, je regrette ce que j’ai fait », a déclaré le principal suspect, visiblement abattu, devant le tribunal. « Je veux juste rentrer chez moi, près de ma famille en Italie. »
Comment un week-end festif peut-il mener à une telle issue ? Vendredi soir, le groupe d'amis décide d’explorer la vie nocturne parisienne. Après un dîner, ils se dirigent vers une soirée au Phantom, où le duo décide de se livrer à des pratiques douteuses.
Leur méthode semblait bien planifiée : pendant que l’un distrayait une victime, l’autre s’emparait des bijoux. Malheureusement pour eux, leur manège a été rapidement découvert et la sécurité a été avertie.
L'un des suspects tente de dissimuler les preuves
Deux membres du groupe sont finalement attrapés par la sécurité et amenés dans une salle d’attente. Dans un geste désespéré, le principal suspect aurait tenté d’avaler certains des bijoux dérobés. Pourtant, il ne nie que cette action, admettant avoir volé les colliers sans pouvoir expliquer ce qui lui était passé par la tête.
« J’avais consommé de l’alcool et pris un cachet d’ecstasy », a-t-il reconnu, bien qu’aucune trace de drogues n'ait été trouvée lors des analyses. L’autre suspect, qui prétendait danser innocemment, n’a pas été reconnu par les victimes. Cependant, les photos compromettantes sur son téléphone, mettant en évidence des bijoux, ont conduit à son arrestation.
Le procureur a requis des peines sévères : 12 mois de prison avec sursis et interdiction de territoire pour le principal suspect, et 6 mois pour son complice. Finalement, le tribunal a suivi ces recommandations, le condamnant à un an avec sursis tandis que le second a été relaxé, faute de preuves suffisantes.
Une rentrée de leçons amères pour ces visiteurs d’un week-end à la fête, qui se traduit par un retour dans leur pays natal marqué par les conséquences d’un acte imprudent.







