La situation s'est assombrie pour la fonderie de Rai, alors que le marché de la construction et de l’automobile se contracte. Le 13 avril, la direction a annoncé un projet de plan de sauvegarde d'emploi, visant à réduire l'effectif de 200 à seulement 83 postes.
Les syndicats, aux côtés de Véronique Louwagie, la présidente récemment élue de la communauté de communes des pays de L'Aigle, ne remettent pas en cause la situation économique. Cependant, ils sollicitent l'aide de l'État et de la région Normandie pour réinventer le modèle de la fonderie, l’intégrant dans le secteur du recyclage des métaux non ferreux. Cette réorientation pourrait permettre à HME de participer au démantèlement du réseau ADSL d'Orange, offrant une seconde vie à des milliards de kilomètres de fils de cuivre.
Des experts en économie locale, tels que Pierre Dupont de l'Institut de recherche en économie, sont convaincus que cette transformation est cruciale. "La clé est de s’adapter aux nouvelles réalités du marché. HME doit devenir un acteur de l'économie circulaire pour survivre," affirme-t-il.
Pour l’instant, tous les yeux sont rivés sur HME, alors que l'avenir de ses employés reste en jeu. L'espoir d'un sauvetage, même en trois mois, reste une lutte collective pour un avenir durable.







