Dans une intervention rare, l’ancien président américain Barack Obama a émis de vives critiques contre les opérations de la police de l’immigration (ICE) dans le Minnesota, les qualifiant de comportements observés dans les « dictatures ». Au cours d'un podcast animé par le commentateur politique Brian Tyler Cohen, Obama a déclaré : « Les actions dévoyées d'agents fédéraux sont non seulement préoccupantes, mais elles mettent également en danger les valeurs fondamentales de notre société. »
Les récentes opérations policières à Minneapolis, où des milliers d’agents ont été déployés, ont été justifiées par l'administration Trump comme ciblant des criminels. Cependant, ces interventions ont mené à l'arrestation d'un grand nombre de migrants, ainsi que de citoyens américains, d'où des protestations grandissantes.
Le mois dernier, deux personnes s'opposant aux actions de l'ICE, Renee Good et Alex Pretti, ont perdu la vie à la suite de confrontations violentes, déclenchant une onde de choc dans la communauté et suscitant de vastes manifestations.
Un appel à la résistance citoyenne
Obama, qui a présidé de 2009 à 2017, a exprimé son soutien à ceux qui montent un front contre ces opérations. « Les citoyens se lèvent en disant, de manière systématique : 'ce n'est pas l'Amérique que nous croyons' et ils appellent à résister pacifiquement par la vérité et l'engagement civique », a-t-il mentionné. Sa déclaration a pour but de galvaniser un mouvement d’opposition face à ce qu'il considère comme une dégradation des valeurs américaines.
« L'esprit héroïque de ces gens ordinaires, surtout dans des conditions climatiques difficiles, est une source d'espoir », a ajouté Barack Obama. Selon lui, tant que des citoyens continuent de se lever pour défendre leurs droits, l'avenir est prometteur.
Dans ce climat d'indignation, Tom Homan, l'ancien directeur par intérim de l'ICE sous Trump, a récemment annoncé la fin des opérations au Minnesota. Les élus démocrates, quant à eux, continuent de revendiquer des réformes majeures, mettant l'accent sur la nécessité d'une transparence accrue et de protections judicielles adaptées pour les migrants. Ils envisagent même d'entraver le financement du ministère de la Sécurité intérieure si des changements significatifs ne sont pas apportés.







