À l'approche de la Toussaint, une étude inédite de Silver Alliance et Simplifia dévoile le coût moyen des funérailles en France, s'élevant à 4730 euros. Cette recherche, portant sur plus de 50 000 obsèques, met en lumière une réalité souvent évitée. D'après les auteurs, chaque individu sera inévitablement confronté à au moins deux décès durant sa vie, soulignant l'importance de se préparer.
Ce montant élevé représente plus de trois fois la retraite moyenne, qui est de 1400 euros en France. Les frais funéraires varient considérablement selon la région : la Normandie arrive en tête avec des obsèques coûtant en moyenne 5350 euros, suivie de l'Ile-de-France à 5317 euros et des Pays de la Loire à 5156 euros. À l'inverse, l'Occitanie, la Provence-Alpes-Côte-d'Azur et la Nouvelle-Aquitaine affichent les tarifs les plus bas, variant entre 4362 euros et 4452 euros.
Un coût plus élevé en cas d’inhumation
Le choix entre inhumation et crémation joue également un rôle crucial dans la variation des coûts. En moyenne, les frais pour une crémation sont de 4434 euros, tandis qu'une inhumation coûte environ 5044 euros. Les prix peuvent fluctuer, les crémations les moins chères commençant autour de 3618 euros, tandis que les options les plus onéreuses dépassent les 5079 euros. Pour l'inhumation, les frais s'étalent entre 4161 euros et plus de 5750 euros.
Une analyse récente du Crédoc pour la CSNAF révèle que 43,5 % des familles choisissent la crémation, avec une tendance en hausse parmi les 50-59 ans et les non-pratiquants. Le coût moyen d'un cercueil, nécessaire dans tous les types d'obsèques, est de 1343 euros, et les frais liés à l'organisation et à la logistique s'élèvent à 2895 euros.
Un poids financier important pour les familles
Les familles engagent en moyenne 1115 euros en coût additionnel pour des services optionnels comme les fleurs, les publications d'avis ou les monuments funéraires. Ces chiffres mettent en évidence le fardeau financier que représentent les obsèques, un poids que doivent supporter majoritairement les femmes de plus de 60 ans, souvent avec des revenus limités. Dans plus de la moitié des cas, cela implique des enfants ou des beaux-enfants. Les auteurs de l'étude insistent ainsi sur l'importance de planifier sa fin de vie afin de soulager ses proches de cette charge.







